Prévalence de la brucellose, chlamydiose et toxoplasmose chez les petits ruminants au Mali : résultats d’une enquête séro-épidemiologique

##plugins.themes.bootstrap3.article.main##

S Sidibe
KW Coulibaly
A Sery
M Fofana
F Sidibe
M Kanoute

Résumé

Au Mali, l’élevage des espèces à cycle court en général et celui des petits ruminants en particulier constitue une source précieuse de revenus et de protéines pour les populations. Cependant, au nombre des contraintes à l’amélioration de la productivité de cet élevage, figurent les pertes en reproduction, dont les causes demeurent mal connues. Les données relatives au rôle de certaines infections microbiennes comme la brucellose à Brucella ovis, chlamydiose et la toxoplasmose sont quasi inexistantes. L’objet de la présente étude a été d’évaluer la prévalence sérologique de ces pathologies, susceptibles de causer des pertes en reproduction chez ces espèces animales. Elle a couvert quatre sites dont Kéniébougou (Cercle de Ségou), Nioro (Cercle de Nioro), Bougouni (Cercle de Bougouni) et Briga (Cercle de Koro), choisis en collaboration étroite avec les services techniques d’encadrement et éleveurs de petits ruminants desdites localités. Au total 872 sérums (368 ovins et 504 caprins) issus  des sujets présentant des signes de perte en reproduction ont été testés par la méthode Elisa indirecte. Parmi ceux-ci, 81 (9,28 %)  se sont révélés positifs (1,26 % en brucellose à Brucella ovis, 3,55 % en chlamydiose à Chlamydia abortus et 4,47 % en toxoplasmose à Toxoplasma gondii). Les anticorps mis en évidence sont considérés comme d’origine infectieuse, les animaux n’ayant jamais été vaccinés contre les maladies investiguées, ce qui confirme la circulation des agents étiologiques des trois infections abortives parmi les populations de petits ruminants au Mali.

##plugins.themes.bootstrap3.article.details##

Rubrique
Article Original