Pratiques et croyances religieuses africaines a travers la fiction : l’importance des divinités dans noces sacrées de Seydou Badian

  • Kamory TANGARA
Mots-clés: pratiques, croyances, divinités, Esprits, religion, société.

Résumé

La société africaine traditionnelle se caractérise par la diversité des divinités jouant différents rôles dans l’existence de l’homme. Représentés par des statuettes et des masques, ces dieux sont le symbole des croyances religieuses africaines manifestées par l’intermédiaire des pratiques et cérémonies de célébration. Ils attestent le polythéisme que les africains héritent de leurs ancêtres et qui exige la déférence à l’égard des Esprits.
En effet, cet article qui traite de l’importance des divinités dans Noces sacrées de Seydou Badian, s’intéresse d’une part, à la variété des dieux, principalement N’Tomo et Komo, dans un espace africain. Il cerne partiellement le respect et la considération voués à ces divinités et tout l’engagement des personnages à les faire valoir vis-à-vis d’autres croyances religieuses importées. Il ressort l’indissociable lien entre l’Homme et l’Invisible que seuls les heureux parviennent à découvrir et à entretenir comme les initiés aux sociétés sécrètes.
D’autre part, cette analyse partielle met en évidence que la cohabitation des adeptes des religions en confrontation permanente dans Noces sacrées s’avère un moyen favorable d’expression du syncrétisme religieux. Elle notifie la possibilité pour l’Africain d’embrasser d’autres confessions et pratiques religieuses sans pour autant se débarrasser carrément de celles de ses ancêtres. Cela met en relief le respect de l’altérité en toute circonstance.

Publiée
2018-11-28
Rubrique
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