L’emploi du futur dans le récit médiéval : réalité « grammaticalisable ». des cas dans quelques textes d’ancien français

  • Fidèle DIEDHIOU
Mots-clés: récit – médiéval – temps – futur – passé simple – événement – histoire – indicatif – ancien français – périphrastique – infinitif – grammaticalité – grammaticalisation – futur simple, grammaticalisable.

Résumé

Le récit médiéval est disponible pour toute relance comme s’il devait toujours être à la disposition de l’événement. Il admet les variations temporelles, les amplifications et les précisions nouvelles. Il ne fait aucun doute que le passé simple, l’aoriste de Benveniste, est le tiroir privilégié du récit, et cela tient à sa valeur de passé révolu, coupé de l’actualité, avec le passé antérieur et le conditionnel (futur du passé). Cela ne signifie cependant pas que les tiroirs du futur, exprimés par la construction simple ou par les constructions périphrastiques, n’ont pas de repère temporel futur. L’existence d’un temps linguistique futur dans le récit médiéval, considérée par des linguistes comme une situation agrammaticale, doit être grammaticalisée et qu’il n’est pas nécessaire de la « satelliser » (marginaliser).

Publiée
2018-11-28
Rubrique
Articles