ETUDE DES FACTEURS INFLUENÇANT LA PARTICIPATION DES FEMMES ENCEINTES SÉROPOSITIVES AU PROGRAMME DE PRÉVENTION DE LA TRANSMISSION MÈRE -ENFANT DU VIH /SIDA « PTME » DANS LA RÉGION DE SIKASSO AU MALI

  • B DIALLO Institut National de Formation en Sciences de la Santé
  • B DAO Hôpital du Mali
  • A BERTHE
  • D KABA
  • H DIALLO
  • S SOGOBA
  • L TRAORE
  • Y SIDIBE
  • K DIARRA
  • FB TRAORE
  • A DAOU
  • Z KONE
  • O DEMBELE
  • T THERA
  • AK TRAORE
  • A DAO

Résumé

Ce travail a pour objectif d’étudier les facteurs influençant la participation de la femme enceinte séropositive au programme de la Prévention de la Transmission du VIH/SIDA de la mère à l’enfant (PTME) dans la région de Sikasso. Il s’agit d’une étude descriptive,
transversale avec des données qualitatives, quantitatives et rétrospectives qui s’est déroulée courant deuxième trimestre 2009 (du 29 mars au 12 avril 2009) a concerné les données de 2008. Elle a concerné cinq districts sanitaires de la région de Sikasso et tous les 18 sites PTME. Les questionnaires ont été administrés au personnel de santé impliqué dans la PTME au niveau des Centres de Santé Communautaires, des Centres de Santé de Référence, de la Direction Régionale de la Santé, aux femmes enceintes séropositives dépistées pendant la PTME en 2008, aux leaders d’opinion, aux hommes mariés et aux femmes enceintes au cours de la CPN.
87% des agents PTME ne disposent d’aucun texte législatif et réglementaire. Sur les 51femmes enceintes séropositives, 9 (17,64%) ne savent pas qu’il est possible d’éviter la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Parmi les 47 femmes enceintes séropositives informée des bienfaits de la PTME, 10 ont abandonné soit 21,3%, trente et sept (37) n’ont pas abandonné soit 78,7%. 66,66% des femmes enceintes séropositives qui interrompent le traitement ne croient pas à l’existence du VIH/SIDA. 11% de celles qui ont abandonné l’attribuent à la rupture des ARV. 70% des agents PTME déplorent la rupture des réactifs pour la sérologie VIH. Le manque de discrétion du personnel, l’administration des ARV sans counseling préalable ont été des facteurs de démotivation à la participation au programme
PTME. Les causes de non adhésion et/ou du refus de poursuivre le traitement peuvent se résumer en insuffisance de sensibilisation des femmes enceintes séropositives, la non implication des maris, l’insuffisance de discrétion du personnel de santé et son corollaire la
stigmatisation. Nous recommandons une sensibilisation des femmes enceintes séropositives et une formation psychosociale du personnel.

Mots clés : VIH/SIDA, Femmes enceintes séropositives, ARV, PTME, SIKASSO, Mali.

Publiée
2018-12-28
Rubrique
Articles