CAUSES DE DECES DES PATIENTS VIH POSITIF SOUS TRAITEMENT ANTIRETROVIRAL, HOSPITALISES A L’HOPITAL DE SIKASSO

  • M. TRAORE Service de médecine de l’hôpital de Sikasso
  • B. S KEITA Service de médecine de l’hôpital Alfouddeyni DAOU de Kayes, Mali
  • D. SAMAKE Service de médecine de l’hôpital Sominé DOLO de Mopti, Mali
  • D. DEMBELE Service de médecine de l’hôpital de Sikasso
  • A. DIARRA Service des maladies infectieuses du CHU du Point G Bamako, Mali
  • M. KEITA Service de médecine de l’Hôpital mère-enfant Luxembourg, Bamako, Mali
  • I. KONATE Service des maladies infectieuses du CHU du Point G Bamako, Mali
  • J-P. DEMBELE Service des maladies infectieuses du CHU du Point G Bamako, Mali
  • D. GOITA Service de médecine de l’hôpital de Sikasso
  • Y. CISSOKO Service des maladies infectieuses du CHU du Point G Bamako, Mali
  • A. SANGARE Service de pédiatrie de l’hôpital de Sikasso
  • B. TRAORE Service de chirurgie générale de l’hôpital de Sikasso
  • M. DIASSANA Service de chirurgie générale de l’hôpital de Sikasso
  • O. KASSOGUE Service de laboratoire et banque de sang de l’hôpital de Sikasso, Mali
  • S. DAO Centre de recherche et de formation sur le VIH et la Tuberculose (SEREFO/FMOS), USTTB, Bamako, Mali

Résumé

Résumé :

 Malgré l’accès aux antirétroviraux (ARV), les patients infectés par le VIH ne sont pas à l’abri des infections opportunistes. Le but de cette étude était d’identifier les causes de décès des personnes vivant avec le VIH sous ARV, hospitalisés à l’hôpital de Sikasso afin d’améliorer la prise en charge préventive et curative de ces infections opportunistes. Du 1er juillet 2014 au 31 décembre 2015, nous avons conduit une étude rétrospective et descriptive sur 35 patients sous traitement antirétroviral décédés à l’hôpital de Sikasso. L’infection à VIH de type 1 était prédominante avec 94,2% des cas. Le faible niveau socioéconomique, la mauvaise observance aux ARV et l’immunodépression sévère étaient les facteurs favorisants l’apparition des infections opportunistes. La toux chronique et l’altération de l’état général étaient les motifs d’hospitalisation les plus incriminables avec 20% des cas chacune. Tous les patients avaient reçu une chimioprophylaxie primaire au cotrimoxazole. La tuberculose était l’infection opportuniste la plus associée aux décès avec 57,1% des cas dans sa forme multifocale et 2,9% des cas dans sa forme pulmonaire, suivie de l’œsophagite mycosique, la toxoplasmose cérébrale et les gastro-entérites (cryptosporidiose et isosporose) avec respectivement : 17,1% ; 11,2% et 8,6% des cas.

Le taux de CD4 des patients était très effondré avec un taux de décès de 100% à moins de 50 cellules/mm3. L’association zidovudine + lamivudine + efavirenz était le schéma thérapeutique ARV le plus utilisé dans 37,1% de cas. La tuberculose reste la première infection, cause de décès des patients vivants avec le VIH sous ARV. L’initiation précoce à la trithérapie antirétrovirale et une bonne observance thérapeutique pourraient permettre d’en réduire la mortalité.

 Mots clés : causes-décès-patients-antirétroviral-Sikasso.

Publiée
2019-05-20