INCIDENCE ET FACTEURS DE RISQUE DES INFECTIONS DU SITE OPÉRATOIRE DANS DEUX HÔPITAUX PRIVÉS DE LA VILLE DE OUAGADOUGOU AU BURKINA FASO
Contenu principal de l'article
Résumé
Introduction : l’infection du site opératoire (ISO) est la principale complication après un geste chirurgical. Il est difficile de prévenir à 100% la survenue de cette complication. Le but de ce travail était de déterminer leur fréquence ainsi que les facteurs de risque de leur survenue dans deux hôpitaux privés de la ville de Ouagadougou.
Matériel et méthodes : il s’agissait d’une étude transversale à visée descriptive et analytique avec une collecte rétrospective des données. Elle a concerné tous les patients opérés et ayant eu une infection du site opératoire dans les deux hôpitaux du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2024.
Résultats : en trois ans, 14500 patients ont été opérés et 205 patients (1,41%) ont présenté une infection du site opératoire. L’âge moyen des patients était de 43,7 ±18,16 ans avec des extrêmes de 10 et 93 ans. Le sex-ratio était de 0,82. Les infections du site opératoire étaient une suppuration pariétale dans 42,29% des cas, une suppuration profonde dans 40% des cas et une suppuration d’organe chez 17,71% des patients. Elles faisaient suite à une chirurgie programmée dans 65,86% des cas. Il s’agissait d’une chirurgie contaminée dans 30,73% des cas. La chirurgie sale représentait 26,83% des cas. Le délai moyen de survenue était de 25,5 jours. L’examen cytobactériologique du pus a été réalisé chez 195 patients (95,12%). Les germes isolés étaient le Staphylococcus aureus chez 106 patients (51,70%) et Escherichia coli chez 39 patients (19,02%). L’amoxicilline plus l’acide clavulanique étaient l’antibiotique utilisé dans 52,68% des cas. La durée moyenne d’hospitalisation était de 12,5 jours. Les facteurs de risque d’une ISO étaient la chirurgie en urgence (p < 0,001), la reprise opératoire (p< 0,001) et la classe Alteméier supérieure à II (p=0,018).
Conclusion : les infections du site opératoire augmentent la morbidité chirurgicale et engendrent des coûts supplémentaires. Leur prévention repose sur un contrôle rigoureux des facteurs de risque et une amélioration continue des pratiques de soins en milieu hospitalier.
Matériel et méthodes : il s’agissait d’une étude transversale à visée descriptive et analytique avec une collecte rétrospective des données. Elle a concerné tous les patients opérés et ayant eu une infection du site opératoire dans les deux hôpitaux du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2024.
Résultats : en trois ans, 14500 patients ont été opérés et 205 patients (1,41%) ont présenté une infection du site opératoire. L’âge moyen des patients était de 43,7 ±18,16 ans avec des extrêmes de 10 et 93 ans. Le sex-ratio était de 0,82. Les infections du site opératoire étaient une suppuration pariétale dans 42,29% des cas, une suppuration profonde dans 40% des cas et une suppuration d’organe chez 17,71% des patients. Elles faisaient suite à une chirurgie programmée dans 65,86% des cas. Il s’agissait d’une chirurgie contaminée dans 30,73% des cas. La chirurgie sale représentait 26,83% des cas. Le délai moyen de survenue était de 25,5 jours. L’examen cytobactériologique du pus a été réalisé chez 195 patients (95,12%). Les germes isolés étaient le Staphylococcus aureus chez 106 patients (51,70%) et Escherichia coli chez 39 patients (19,02%). L’amoxicilline plus l’acide clavulanique étaient l’antibiotique utilisé dans 52,68% des cas. La durée moyenne d’hospitalisation était de 12,5 jours. Les facteurs de risque d’une ISO étaient la chirurgie en urgence (p < 0,001), la reprise opératoire (p< 0,001) et la classe Alteméier supérieure à II (p=0,018).
Conclusion : les infections du site opératoire augmentent la morbidité chirurgicale et engendrent des coûts supplémentaires. Leur prévention repose sur un contrôle rigoureux des facteurs de risque et une amélioration continue des pratiques de soins en milieu hospitalier.
Renseignements sur l'article
Comment citer
1.
OUEDRAOGO NLM. INCIDENCE ET FACTEURS DE RISQUE DES INFECTIONS DU SITE OPÉRATOIRE DANS DEUX HÔPITAUX PRIVÉS DE LA VILLE DE OUAGADOUGOU AU BURKINA FASO. J Chir Spéc Mali [Internet]. 22 août 2026 [cité 26 sept. 2026];6(1):1-11. Disponible à: https://revues.ml/index.php/jcsm/article/view/3437
Rubrique
Articles originaux