LES DÉFIS POUR LA BONNE GOUVERNANCE ET L’ÉTAT DE DROIT AU MALI
Résumé
Le tripatouillage des résultats des législatives de 2020 furent le facteur déclencheur d’une crise sociopolitique qui s’est rapidement transformée en des revendications qui sont la démission du président, le partage du pouvoir, la non-discrimination et une gestion transparente de la chose publique. La gestion du régime depuis 2013 a réduit les revenus de l’État, conduit à un sous-effectif et sous-équipement des forces de défense et de sécurité, ainsi qu’à de mauvaises conditions sociales et de travail sur le terrain, qui amenuisent leur capacité à restaurer la sécurité sur toute l’étendue du territoire. La présente étude vise à analyser, la situation d’insécurité, qui est à la fois une cause et une conséquence du déficit de la présence des services de l’État dans les zones de conflit, accentue les disparités dans l’accès à l’eau, à la santé, à l’éducation et aux infrastructures économiques. Quels sont les défis à relever par les autorités nationales par rapport aux conflits et à l’insécurité ? L’hypothèse de départ soutient que le manque de confiance et le déficit de dialogue entre l’État et les acteurs politiques, l’insuffisance de moyens des forces de défense et de sécurité, l’absence d’opportunités d’emploi pour les jeunes, l’impact des conflits armés dans le nord du pays, la prolifération des armes légères, l’absence d’un système efficient de lutte contre la corruption, l’impunité et les violations persistantes des droits humains sont entre autres les défis à relever. Nous procéderons à la fois à une recherche documentaire et à une série de questionnaires soumise aux différents acteurs politique, à la société civile, aux militaires et des interviews qui seront effectuées auprès de la population cible (jeunes, adultes et enfants). Au terme de cette étude, nous allons démontrer dans un premier temps que l’impunité, la faible capacité des institutions et les violations persistantes des droits humains sont des facteurs qui freinent les progrès vers un État de droit et le respect des droits humains. Et en second lieu, nous allons démontrer que certains défis (le manque de confiance et le déficit de dialogue entre l’État et les acteurs politiques, l’insuffisance de moyens des forces de défense et de sécurité ; l’absence d’opportunités d’emploi pour les jeunes, l’impact des conflits armés dans le nord du pays et la prolifération des armes légères) favorisent la persistance des conflits et l’insécurité. Cependant, l’impunité, la corruption et la violation des droits humains ne favorisent pas le respect de l’État de droit. Pour y remédier, la soumission de tous à l’État de droit, la sensibilisation sur la corruption et l’impunité, contribuerait à diminuer de façon progressive la violation des droits humains. Mots clés : bonne gouvernance, défis, état de droit, insécurité, paixTéléchargements
Publié-e
2023-03-27
Comment citer
SAMAKÉ, A. . (2023). LES DÉFIS POUR LA BONNE GOUVERNANCE ET L’ÉTAT DE DROIT AU MALI. Recherches Africaines, (Numéro spécial32 (FSHSE), 13–26. Consulté à l’adresse https://revues.ml/index.php/recherches/article/view/2553
Numéro
Rubrique
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