Entre acte de rébellion, engagement politique et mercenariat, que disent les récits des jeunes en armes
Auteurs-es
Alhassane GAOUKOYE
Mots-clés :
Jeunesse, rébellion, autonomie, engagement politique
Résumé
L’année 2012 constitue un tournant douloureux dans l’histoire récente de la jeunesse malienne. La résurgence de la rébellion dans la région de Kidal sous la bannière du Mouvement National de Libération de l’Azawad donne une nouvelle dimension à la crise au Mali dont les effets affecteront tout le pays. En première ligne, une jeunesse touarègue séparatiste, souvent expatriée, brandit les armes pour réclamer l’indépendance de l’Azawad. Cette ultime prise d’armes par une partie de la communauté touarègue revêt un cachet particulier au regard de l’âge des leaders, leurs itinéraires intellectuels, politiques, idéologiques, les valeurs prescrites ou encore leur confiance fascinante aux armes pour vaincre le Mali d’une part, et proclamer l’indépendance de l’Azawad assimilé à une identité spécifique confisquée, d’autre part. Cette révolte extrême de la jeunesse touarègue traduit-elle le signe d’une méga mutation à l’échelle du pays, ou spécifique à la société nomade en quête de liberté conforme à son mode de vie ? Vise-t-elle à rejeter toutes formes de dictature ? Ou à réinventer une gouvernance inclusive proscrivant les privilèges octroyés à une gérontocratie vorace? Stimule-t-elle une forme de gouvernance, une citoyenneté nouvelle-synonyme de coup d’état des cadets sociaux contre les ainés au mandat illimité? Telle est la quintessence de la communication intitulée « Entre acte de rébellion, engagement politique et mercenariat, que disent les récits des jeunes en armes ? ».
The year 2012 constitutes a painful turning point in the recent history of Malian youth. The resurgence of the rebellion in the Kidal region under the banner of the National Movement of Liberation of Azawad gives a new dimension to the Malid crisis whose effects will affect the entire country. On the front line, a separatist youth and Tuareg, often xpatriate, brandishes weapons to demand the independence of Azawad. This final take of weapons by a part of the community to which you have a particular stamp in terms of the age of the leaders, their intellectual, political, ideological itineraries, the prescribed values or still their fascinating confidence in weapons to defeat Evil on the one hand, and proclaim the independence of Azawad assimilated to a specific confiscated identity, on the other hand.
Does the extreme revolt of youth and Tuareg reflect the sign of a megamutation on the scale of country, or specific to the nomadic society freedom survey consistent with its way of life?
Does it reject all forms of dictatorship? Or reinvent inclusive governance proscribing the privileges granted to a voracious gerontocracy? Does it stimulate a form of governance, a new citizenship synonymous with a coup d’état of social cadets against seniors with an unlimited mandate? This is the quintessence of the communication entitled “Entreacte de rebellion, political commitment and mercenarism, what do the stories of young people in arms say?