Facteurs associés au partage du statut sérologique VIH positif dans la ville de Ouagadougou

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I Diallo
et. al

Résumé

Objectif : En Afrique, comme au Burkina Faso, aborder le sujet de la sexualité reste toujours tabou même au sein du couple surtout en cas d’infection par le VIH. Notre étude avait pour but d’étudier les facteurs associés au partage du statut sérologique VIH positif dans trois structures de santé à Ouagadougou.


Patients et méthodes : Etude transversale à visée descriptive et analytique sur une période de trois mois, du 1er avril au 30 juin 2019. Les données recueillies ont été saisies puis, analysées et traitées à l’aide du logiciel Epi Info.


Résultats : L’âge moyen des patients était de 43,3 ans ± 10 ans [16 - 85 ans], le sex-ratio (H/F) de 0,2. A l’annonce de leur sérologie, 321 patients (77 %) avaient au moins un partenaire sexuel. Soixante-cinq patients (20,2 %) affirmaient n’avoir jamais partagé leur statut sérologique avec leur partenaire. Les facteurs associés au non-partage de la sérologie étaient : la connaissance du statut du partenaire (p=0,000), la situation matrimoniale (p=0,000) et l’impression d’un sentiment d’abandon après partage (p=0,004).


Conclusion : Sensibiliser pour un meilleur partage de l’information en cas de séropositivité d’un ou des partenaires, dépister et traiter tout patient infecté par le VIH permettraient sans doute la rupture de la chaine de transmission. Par ailleurs, une étude à plus grand échelle contribuerait à identifier d’autres facteurs associés au partage du statut sérologique

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