Estimation d’un seuil d’alerte de risque d’inondation pluviométrique en Commune I du District de Bamako
Résumé
En Commune I du District de Bamako, les inondations pluviométriques récurrentes induisent de lourdes pertes socio-économiques et humaines, exacerbant la vulnérabilité des populations. Face à ces enjeux, les services de prévision nationaux s’appuient traditionnellement sur un seuil empirique de 50 mm, qui ne prend pas en compte la structure statistique des évènements extrêmes. Cette étude introduit l’application de la Théorie des Valeurs Extrêmes via l’approche par dépassement de seuil (POT) pour modéliser la Distribution Généralisée de Pareto (DGP). L’objectif est de modéliser la Distribution Généralisée de Pareto par le maximum de vraisemblance, tout en évaluant la structure de dépendance des données par le calcul de l’indice extrémal. Les résultats des modélisations fixent le seuil d’alerte à 62 mm. Si le test de déviance montre que la non-stationnarité temporelle linéaire n’est pas significative sur la période historique de référence (1981-2010), l’analyse de l’indice extrémal met en évidence une forte dépendance à court terme (organisation des pluies en clusters). L’intégration de cette dépendance temporelle via la declusterisation des données valide la robustesse du modèle POT-DGP pour caractériser plus fidèlement l’aléa pluvial en zone urbaine sahélienne.
Mots clés : seuil d’alerte d’inondation, théorie des valeurs extrêmes, indice extrémal